From the Worldwide Faith News archives www.wfn.org
Moderator's Report
From
Sheila MESA <[email protected]>
Date
12 Sep 1997 05:10:23
Conseil oecum�nique des Eglises
Communiqu� de presse
Pour publication imm�diate
Le 12 septembre 1997
COMITE CENTRAL No. 3
LE CATHOLICOS ARAM Ier AU COMITE CENTRAL DU CONSEIL
OECUMENIQUE DES EGLISES: "IL N Y A PAS DE PRINTEMPS SANS
HIVER"
Mais � quoi sert donc le Conseil oecum�nique des Eglises? Qu est-ce qui
fait son identit� et sa sp�cificit�? M�me pos�e - � Gen�ve - par le
pr�sident de son Comit� central, ce genre de questions n a rien
d incongrue. Apr�s cinquante ans d existence, le COE n a pas fini de
s interroger sur sa mission et sa vocation. Et donc sur la d�finition qu il
peut avoir de lui-m�me. Pour le catholicos Aram Ier, actuel pr�sident, la
r�ponse � cette question n a de sens que si elle est pos�e de pair avec
une interrogation sur l Eglise. "Pouvons-nous parler du mouvement
oecum�nique sans parler de l Eglise? Pouvons-nous tracer une ligne de
d�marcation entre ce que l on appelle la r�alit� oecum�nique et la r�alit�
eccl�siale?" Trente ann�es d engagement au sein du mouvement
oecum�nique font dire � Aram Ier, qu � ses yeux, l un des r�les
principaux du mouvement oecum�nique consiste � "mettre les Eglises en
demeure de d�finir ce que signifie �tre une Eglise dans le monde actuel".
Le COE doit-il devenir un simple "forum" o� les Eglises se retrouvent
entre elles pour d�battre de telle ou telle question avant d en donner
publiquement un avis? Assur�ment. Mais cette d�finition ne saurait
suffire � tous ceux qui pensent que le Conseil est bien davantage qu un
lieu ou qu un simple instrument mis � la disposition des Eglises pour
travailler ensemble.
Le COE est-il une communion d Eglises? Beaucoup le pensent,
notamment ceux qui n attachent pas une grande importance � ce qui peut
diff�rencier une communaut� d une r�elle communion. Il faut pourtant se
rendre � l �vidence que, si le COE est en partie une communion d Eglises,
celle-ci est pour le moins imparfaite, voire bris�e. La d�marche sur la
conception et la vision communes n est-elle pas l� pour nous rappeler
que, pr�cis�ment, le but du COE est de faire cheminer les Eglises vers la
pleine communion eccl�siale, ce qui montre bien que celle-ci est loin
d �tre r�alis�e, m�me apr�s cinquante ann�es d efforts et de labeur que
le mouvement oecum�nique a consacr�s � la recherche de l unit�.
Le COE est-il aussi un Conseil d Eglises? Le catholicos fait partie de ceux
pour qui cette proposition est indiscutable. Ce qui n emp�che nullement, si
on l admet, de r�fl�chir aux attributs d un tel conseil ainsi qu � une
possible �volution de ses structures. Le COE est-il par ailleurs un lieu
d �changes entre d une part des Eglises et, d autre part, des
mouvements et des organisations? Pour sa part, il n y voit pas
d inconv�nient majeur � la condition que l on pr�cise bien la nature et la
raison de ce partenariat dans un souci de coh�rence et de clart�.
Le COE est-il �galement une institution charg�e de g�rer des structures
et des programmes mis en place par ses Eglises membres? Il l est �
l �vidence. Mais, � n y prendre garde, ne risque-t-on pas une certaine
paralysie institutionnelle � vouloir trop en faire? "La raison d �tre du COE
est une vision qui d�passe les limites du Conseil. Nous devons donc le
restructurer pour en faire quelque chose de flexible, d adaptable, un
organisme capable de r�agir aux changements" ajoute le catholicos.
Le COE a-t-il encore pour seule vocation la recherche de l unit� visible?
De tous temps, la question s est trouv� pos�e. De tous temps, la r�ponse
n a gu�re vari�: "Toute tentative de poser une priorit� ou de tracer une
ligne de d�marcation entre l unit� et les questions relatives � la justice et
� la paix est une h�r�sie." Ni plus, ni moins. Et la r�ponse est sans appel.
La commission Foi et constitution elle-m�me n a-t-elle pas rappel�, �
l occasion de sa cinqui�me Conf�rence mondiale (1993) qu il n �tait plus
possible, aujourd hui, de tourner le dos � la recherche de l unit� visible ni
au "seul mouvement oecum�nique qui allie le souci de l unit� de l Eglise et
celui de notre combat pour le monde".
Tout compte fait, le COE ne serait-il pas un organisme qui convient
beaucoup mieux aux protestants occidentaux qu aux orthodoxes
orientaux? La question a le m�rite de la franchise et de la clart�. Le
catholicos arm�nien en a conscience plus que quiconque. L orthodoxie
se voit prise aujourd hui dans un conflit entre la culture occidentale, qui
privil�gie un certain type de mat�rialisme, et la "culture d ethnie" qui met
l accent sur l identit� et le respect des traditions. Ce que d aucuns
appellent parfois le malaise orthodoxe tient, en grande partie, � ce
tiraillement ressenti au sein du mouvement oecum�nique. "Nous
n �chapperons pas � la r�alit� que constitue la majorit� protestante face
� la minorit� orthodoxe" ajoute Aram Ier pour qui une chose est s re: on
ne r�glera pas des diff�rends "par des votes", surtout lorsqu ils sont de
nature th�ologique: "Nous ne devrions jamais tenter d imposer au nom de
la d�mocratie une solution approuv�e par une majorit� lorsqu il s agit de
questions sensibles et d�cisives.": la recherche du consensus ne
devrait plus figurer au magasin des accessoires de l oecum�nisme.
Autant de questions, autant de r�ponses nuanc�es, enracin�es dans ce
qui, depuis un demi-si�cle, constitue la raison d �tre du COE, quelles que
soient les d�finitions que l on puisse proposer � son �gard: la d�cision
toute simple de "demeurer ensemble" prise par des Eglises de
confessions et de cultures diff�rentes que tout unit et rapproche � la
fois. Pour le meilleur et le pire de l aventure dans laquelle elles se laissent
conduire par le myst�re de l Esprit Saint.
Reprenant la question que posait, en 1974, Visser t Hooft: "Le
mouvement oecum�nique a-t-il un avenir?", Aram Ier estime que, sur ce
plan, le processus de r�flexion sur la vision commune apporte un signe
d esp�rance dans un climat d incertitudes: "Certains d entre nous
estiment que le mouvement oecum�nique est en plein hiver. Mais il n y a
pas de printemps sans hiver."
**********
Le Conseil oecum�nique des Eglises (COE) est une communaut� de 330
Eglises. Elles sont r�parties dans plus de 100 pays sur tous les
continents et repr�sentent pratiquement toutes les traditions chr�tiennes.
L'Eglise catholique romaine n'est pas membre mais elle collabore
activement avec le COE. La plus haute instance dirigeante du COE est
l'Assembl�e, qui se r�unit environ tous les 7 ans. Le COE a �t� form�
officiellement en 1948 � Amsterdam, aux Pays-Bas. Le secr�taire
g�n�ral Konrad Raiser, de l'Eglise �vang�lique d'Allemagne, est � la t�te
du personnel de l'organisation.
Conseil oecum�nique des Eglises
Bureau de l'information
Tel: (41.22) 791.61.52/51
Fax: (41.22) 798.13.46
E-Mail: [email protected]
http://www.wcc-coe.org
Case postale 2100
CH-1211 Gen�ve 2
Browse month . . .
Browse month (sort by Source) . . .
Advanced Search & Browse . . .
WFN Home