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Communiqu� de Presse 4


From "Benoit Zimmerman" <[email protected]>
Date 04 Dec 1998 07:54:17

Huiti�me Assembl�e du COE
Communiqu� de Press No 4
Pour publication imm�diate
4 d�cembre 1998

POUR SA SAINTET� ARAM I er, LE PROCESSUS DE RECHERCHE D*UNE VISION COMMUNE DU COE N*EN EST QU*A SES D�BUTS

Le catholicos arm�nien de Cilicie, Sa Saintet� Aram 1er, a pr�sent� de larges extraits de son rapport pr�sidentiel aux 900 d�l�gu�s de la VIIIe Assembl�e du Conseil oecum�nique des Eglises qui se tient actuellement � Harare (Zimbabwe) jusqu*au 14 d�cembre. Un genre qu*il affectionne particuli�rement et dans lequel il s*exprime avec force, conviction et autorit�. Dressant un vaste panorama des activit�s du Conseil depuis la derni�re Assembl�e, le catholicos s*est livr� � une �valuation critique des programmes et des initiatives particuli�res du Conseil en les repla�ant dans le contexte d*un mouvement oecum�nique en pleine mutation.

La deuxi�me partie du rapport pr�sidentiel �tait consacr�e � la signification que le COE entendait donner � la c�l�bration de son jubil� au moment o� il s*interroge sur sa vocation et son avenir. Question cruciale pos�e � la communaut� fraternelle d*Eglises  imagin�e  il y a cinquante comme un instrument au service de l*unit� et non pas une fin en soi. A l*�poque, cette nouvelle institution apparaissa�t comme *une solution d*urgence temporaire, une �tape*. Depuis Amsterdam, d*autres �tapes ont �t� franchies avec plus ou moins de difficult�s.  La direction de celle qui succ�dera � Harare para�t assez impr�cise et encore lointaine. Le pr�sident du Comit� central a par ailleurs rappel� l*intention particuli�re de l*Assembl�e de situer cette c�l�bration dans le cadre de la comm�moration de la D�claration universelle des droits de l*homme, adopt�e en 1948 par les Nations unies, et � laquelle  le COE a toujours accord� une grande importance.

Repr�sentant �minent de la sensibilit� orthodoxe et orientale, Aram 1er s*est donc attard� une nouvelle fois sur sa propre  *conception et vision commune du COE*. Contrairement � ce qu*on avait pu imaginer � ses d�buts, le processus de r�flexion qui a donn� le jour au document CVC doit �tre consid�r� aujourd*hui comme le commencement d*une longue recherche destin�e � r�nover de fond en comble l*objet et la m�thode du mouvement oecum�nique. A l*�vidence, et en d�pits des d�mentis officiels, l*oecum�nisme institutionnel est en crise. Les changements consid�rables intervenus dans le paysage religieux et confessionnel ont compl�tement d�stabilis� la recherche de l*unit� visible des Eglises dont le COE �tait suppos� �tre le principal instrument. En l*espace de quelques ann�es seulement, les r�ponses du mouvement oecum�nique sont devenues inadapt�es tout simplement parce que les questions se sont largement d�plac�es. Les priorit�s oecum�niques ont chang�. Surtout pr�occup� par les questions th�ologiques et doctrinales � ses d�buts, puis longtemps engag� sur le terrain social et *politique* dans une seconde p�riode, le COE se trouve aujourd*hui confront� � une situation d*une extraordinaire complexit� que les bouleversements de la plan�te intervenus depuis la fin des ann�es 80 ont impos� aux Eglises. La situation eccl�siale a �volu� � une vitesse qui a pris de cours les Eglises traditionnelles fondatrices du COE. Le dialogue interreligieux est venu compliqu� les choses. Les relations Eglises-Etat �voluent rapidement elles-aussi. La d�colonisation, puis le mondialisation et la multiplication des relations tous azimuts d�velopp�es par les Eglises ont beaucoup modifi� les donn�es du probl�me. La notion m�me de relation oecum�nique a chang� de sens et peut s*entendre de multiples fa�ons.  On comprend que, dans ces conditions, il serait parfaitement illusoire de consid�rer le processus CVC comme achev�. Il n*est pas non plus une simple tentative d*apporter quelques r�formes de structure. Beaucoup plus que cela, le pro!
cessus 
visant � donner une expression renouvel�e d*une vision oecum�nique fid�le � l*Evangile et adapt�e aux circonstances actuelles*. Il doit �tre consid�r� comme le commencement d*une longue r�flexion devant amener les Eglises � s*entendre sur le sens et l*objectif de leur tentative de marche commune, mais aussi sur sa cadence, ses diff�rents parcours, ses haltes n�cessaires aussi. 

Certes, les Eglises peuvent diverger sur la marche � suivre. Certaines d�sirent aller plus loin, ou plus vite. D*autres redoutent que le COE perde sa vocation d*origine qu*il n*y a pas de n�cessit� � remettre en cause. Par ailleurs, les Eglises orthodoxes se sentent de moins en moins partie prenante dans ce d�bat qu*elles jugent trop influenc� par des pr�occupations typiquement protestantes et occidentales. Sur ce point, Aram 1er, tout en se voulant positif et confiant, a tenu � mettre fermement en garde l*Assembl�e et a attir� son attention sur une situation qu*il estime critique : * Si vous ne prenez pas au s�rieux cette crise, je crains que la participation des orthodoxes n*aillent en diminuant. J*esp�re ardemment qu*apr�s cette Assembl�e, les responsables du COE et les repr�sentants des Eglises orthodoxes se mettront ensemble � traiter toutes les questions qui font obstacle � une participation orthodoxe aux activit�s du Conseil.* S*adressant aux Eglises orthodoxes et de la sensibilit� qu*il repr�sente, il leur a demand� de passer *du monologue au dialogue, de la r�action � l*action, de la contribution � la participation, du statut d*observateur � celui de partenaire � part enti�re au sein du COE.*

Il est naturellement trop t�t pour imaginer ne serait-ce que les grandes lignes de cette vision nouvelle que souhaite forger le COE. La r�ussite de l*Assembl�e de Harare devrait constituer le premier pr�alable � la poursuite de ce processus et surtout � la d�cision des orthodoxes de continuer � y contribuer. A cet �gard le ton qui se d�gagera de la c�r�monie de r�engagement des Eglises au sein du COE sera significatif de la bonne volont� de chacun des partenaires. Un �ventuel �chec risquerait de compromettre pour longtemps toute perspective oecum�nique et vider un peu plus de son sens la recherche de l*unit� visible des Eglises. Pour l*instant, les premiers jours de l*Assembl�e semblent indiquer que le navire oecum�nique se laisse porter par une brise l�g�re mais favorable. Il faut lui laisser le temps de reprendre un peu de vitesse avant qu*il ne retrouve son cap.

Conseil oecum�nique des Eglises
Bureau de la presse et de l'information, Harare
T�l.:  +263.91.23.23.81
Adresse �lectronique:  [email protected]
http://www.wcc-coe.org


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