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UN REPRESENTANT DES NATIONS UNIES INVITE LES EGLISES A S'ASSOCIER A ...
From
Beno�t Zimmermann <[email protected]>
Date
30 Aug 1999 11:05:27
Conseil oecum�nique des Eglises
Communiqu� de presse
Pour publication imm�diate
Le 30 ao�t 1999
COMITE CENTRAL No. 13
UN REPRESENTANT DES NATIONS UNIES INVITE LES EGLISES A S'ASSOCIER A LA CAMPAGNE DE PROTECTION DES ENFANTS CONTRE LE FLEAU DE LA GUERRE
Le repr�sentant sp�cial du secr�taire g�n�ral de l'ONU pour les enfants dans les conflits arm�s a invit� le Conseil oecum�nique des Eglises (COE) � donner son appui moral � la r�solution adopt�e r�cemment par le Conseil de s�curit� en vue de prot�ger les enfants du fl�au de la guerre.
"Nous sommes t�moins d'abominations indicibles commises contre les enfants", a d�clar� M. Olara A. Otunnu dans l'allocution qu'il a prononc�e devant le Comit� central du COE � Gen�ve le 28 ao�t dernier. "Au cours de la derni�re d�cennie seulement, deux millions d'enfants ont �t� tu�s dans des conflits, un millions sont devenus orphelins, six millions ont �t� bless�s ou handicap�s � vie, et 10 millions sont confront�s � des probl�mes psychologiques", a-t-il d�clar�, ajoutant que pr�s de 20 millions d'enfants sont d�plac�s dans leur propre pays ou sont devenus des r�fugi�s.
Son appel venait tout juste trois jours apr�s l'adoption, par le Conseil de s�curit�, de la r�solution 1261 traitant des effets de la guerre sur les enfants. M. Otunnu a qualifi� la r�solution du Conseil de s�curit� de "d�cision sans pr�c�dent", �tant donn� que, normalement, celui-ci traite de questions g�opolitiques g�n�rales plut�t que de probl�mes sociaux sp�cifiques.
Les enfants sont les victimes les plus innocentes des conflits arm�s, a not� l'orateur, et ils souffrent dans une mesure disproportionn�e quand la guerre �clate. Selon M. Otunnu, "presque tous les conflits du monde d'aujourd'hui sont des guerres civiles qui se d�roulent entre des gens qui se connaissent tr�s bien, et qui sont caract�ris�es par la d�sagr�gation sociale et le d�sordre g�n�ralis�s".
Il a qualifi� le probl�me d'�chec "moral et spirituel", car l'ennemi est "diabolis�", et souvent d�fini en termes religieux, raciaux, ethniques ou g�ographiques. La protection traditionnelle des civils dans les combats n'existe plus, et "le village est devenu le champ de bataille".
M. Otunnu a soulign� qu'en soutenant la r�solution des Nations Unies, les Eglises du monde entier devraient s'engager en faveur de l'application rigoureuse de normes internationales telles que les Conventions de Gen�ve et la D�claration universelle des droits de l'homme. Il est n�cessaire �galement de soutenir les syst�mes de valeurs traditionnels qui fournissaient nagu�re une base �thique de comportement. "La perte la plus grave dont puisse souffrir une soci�t� est l'effondrement de son syst�me de valeurs", a dit M. Otunnu. "Aujourd'hui, la r�f�rence morale n'existe plus, et tous sont devenus de simples proies dans la lutte impitoyable pour conqu�rir le pouvoir."
L'enfance, a poursuivi l'orateur, devrait �tre d�clar�e "zone de paix". Il a indiqu� au Comit� central du COE que les parties du conflit devraient - sous la menace de sanctions internationales - �tre tenues d'autoriser la distribution de secours, de mettre en place des "cessez-le-feu humanitaires" et de ne pas utiliser de mines terrestres antipersonnel ni recruter d'enfants pour le combat.
L'enr�lement des enfants "est l'un des ph�nom�nes les plus terrifiants des conflits de ces derniers temps", a dit M Otunnu, qui a admis toutefois que la r�solution des Nations Unies ne d�limite pas clairement ce qu'on entend par "enfant". Lui-m�me et d'autres sont partisans de la limite de 18 ans, mais il n'y a pas de consensus � ce propos. Beaucoup de pays consid�rent que les jeunes de 18 ans sont aptes au combat, mais on a constat� lors de conflits civils r�cents que des enfants d'� peine 10 ans portaient des armes.
Les pays devraient aussi vouer une attention particuli�re aux besoins des enfants quand les conflits prennent fin, a not� M. Otunnu. "Quand la guerre est termin�e, elle ne l'est pas pour les enfants qui ont int�gr� la violence � leur vie. Nous devons r�cup�rer ces jeunes et r�veiller en eux un sentiment d'espoir."
Se r�f�rant � la bonne connaissance qu'il a du COE depuis de longues ann�es, M. Otunnu, d'origine ougandaise, a soulign� que l'assistance aux enfants se situe dans le cadre d'une campagne de renouveau spirituel. "Plus que jamais, a-t-il d�clar�, nous avons besoin de renouveau spirituel et, quand nous en voyons des signes dans le monde, nous devons aller vers les adeptes d'autres religions - de toutes les religions - et les inviter � se tendre la main et � promouvoir les valeurs fondamentales de la foi, de l'amour, du pardon et de la r�conciliation."
M. Otunnu a invit� instamment le COE � se faire l'avocat, dans les Eglises et les soci�t�s civiles, des enfants qui souffrent des effets de la guerre, et � inscrire les besoins de ces enfants dans ses programmes r�guliers.
La pr�occupation pour les effets que la violence de la guerre exerce sur les enfants constituera probablement une composante importante de la D�cennie du COE "vaincre la violence", initiative issue des travaux de l'Assembl�e du COE � Harare, Zimbabwe, en d�cembre dernier.
La r�solution 1261 du Conseil de s�curit� des Nations Unies, adopt�e le 25 ao�t, condamne s�v�rement le fait de prendre les enfants pour cible dans les conflits arm�s et d�finit un certain nombre de mesures visant � porter secours aux enfants lorsque des conflits �clatent, notamment des "journ�es de tranquillit�" durant lesquelles les secours pourraient �tre apport�s. Elle souligne que, lors des n�gociations de paix, les droits des enfants devraient �tre pris en compte, et note les effets de la prolif�ration des armes l�g�res sur la s�curit� des r�fugi�s et des enfants.
Pour toute information compl�mentaire, s'adresser �:
Karin Achtelstetter, Responsable des relations avec les m�dias
T�l.: (+41 22) 791 61 53 Portable: (+41) 79 284 52 12
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Le Conseil oecum�nique des Eglises (COE) est une communaut� de 336 Eglises. Elles sont r�parties dans plus de 100 pays sur tous les continents et repr�sentent pratiquement toutes les traditions chr�tiennes. L'Eglise catholique romaine n'est pas membre mais elle collabore activement avec le COE. La plus haute instance dirigeante du COE est l'Assembl�e, qui se r�unit environ tous les 7 ans. Le COE a �t� form� officiellement en 1948 � Amsterdam, aux Pays-Bas. Le secr�taire g�n�ral Konrad Raiser, de l'Eglise �vang�lique d'Allemagne, est � la t�te du personnel de l'organisation.
Conseil oecum�nique des Eglises
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