From the Worldwide Faith News archives www.wfn.org


COE - � La recherche de l'unit� est un �l�ment essentiel de notre existence chr�tienne �


From [email protected]
Date 06 Dec 2000 06:13:52

Conseil oecum�nique des Eglises
Document, Feat-00-20
Pour publication imm�diate
Le 6 d�cembre 2000

� La recherche de l'unit� est un �l�ment essentiel de notre existence chr�tienne �

Karin Achtelstetter, responsable des relations avec les m�dias au Conseil oecum�nique des Eglises (COE), s'entretient avec le R.P. Hilarion Alfeyev, secr�taire pour les affaires inter-chr�tiennes de l'Eglise orthodoxe russe, au sujet des conclusions du Concile du Jubil� des �v�ques.  

Karin Achtelstetter : Le document � Principes fondamentaux de l'attitude de l'Eglise orthodoxe russe envers les autres confessions chr�tiennes � est maintenant disponible dans sa  traduction officielle en anglais. Il est l'un des documents publi�s par le Concile des �v�ques de  l'Eglise orthodoxe russe, qui s'est r�uni en ao�t 2000. P�re Hilarion, pouvez-vous tout d'abord pr�senter les th�mes que le Concile a trait�s, ainsi que la situation de l'Eglise orthodoxe russe et le contexte dans lequel se sont r�unis les �v�ques ?  

P. Hilarion Alfeyev : Le Concile des �v�ques du Jubil�, qui s'est d�roul� en ao�t de cette ann�e, est � mon avis le plus productif qu'ait connu l'Eglise orthodoxe russe depuis le c�l�bre Concile local de 1917-1918. Celui de cette ann�e a produit plusieurs documents d'une grande port�e. L'un de ses actes les plus importants a �t� la canonisation de plus de 1000 saints des 20�me, 19�me et 18�me si�cles, dont un grand nombre de nouveaux martyrs de l'Eglise orthodoxe russe. L'attention des m�dias s'est port�e tout particuli�rement sur la canonisation du tsar  Nicolas II et de sa famille, en ignorant presque totalement celle de 1000 autres personnes. Il faut consid�rer ces canonisations dans le contexte de notre histoire r�cente. Le tsar Nicolas II et sa famille sont au nombre de ceux qui ont souffert pour leur foi chr�tienne et pour avoir �t� des repr�sentants authentiques de leur nation. Cela vaut tout particuli�rement dans le cas du tsar Nicolas II et de sa famille, car, bien qu'ils n'aient pas souffert pour le Christ au sens litt�ral du terme, ils ont �t� des victimes du fait qu'ils �taient russes - en raison de leur fid�lit� envers leur pays et leur peuple.  Parmi les quelque 1000 nouveaux saints, martyrs du 20�me si�cle et saints des si�cles pr�c�dents, on trouve des personnalit�s remarquables telles que, par exemple, l'archimandrite Makari Gloukharev, un missionnaire dans la r�gion de l'Alta�, anim� d'un esprit tr�s oecum�nique. Il voulait organiser une mission commune de chr�tiens, de juifs et de musulmans et m�me construire un temple o� les repr�sentants de ces religions traditionnelles pourraient prier ensemble. Je sais que dans certains milieux de l'Eglise orthodoxe russe, une forte opposition s'est �lev�e contre cette canonisation, mais elle a tout de m�me eu lieu, ce que je consid�re comme un signe tr�s positif.  

Autre fait important de ce Concile, un document sur les Bases de la conception sociale, ou Doctrine sociale de l'Eglise orthodoxe russe a �t� adopt�. Ce document traite de tr�s nombreuses questions relatives � la vie des chr�tiens dans la soci�t� contemporaine. Il aborde par exemple le probl�me  des relations entre l'Eglise et l'Etat et marque une v�ritable avanc�e dans ce domaine, car il proclame l'ind�pendance totale de l'Eglise. Il d�clare aussi que l'Eglise dispose de l'autorit� morale et du droit d'influencer certaines d�cisions prises par l'Etat. Il sp�cifie en outre que, dans les cas o� l'Etat ou le gouvernement entreprennent certaines activit�s qui vont � l'encontre de la morale ou de l'esprit chr�tien et encouragent les citoyens � s'y joindre, l'Eglise peut appeler ses fid�les � protester et m�me les inviter � la d�sob�issance civile. Je pense que c'est la premi�re fois, au cours de son histoire, que l'Eglise orthodoxe russe fait une d�claration aussi radicale.  

KA: Pour en revenir aux � Principes fondamentaux de l'attitude de l'Eglise orthodoxe russe envers les autres confessions chr�tiennes �, pourquoi �tait-il si important pour cette Eglise de d�battre de ces questions et d'adopter ce document en ce moment pr�cis ?  

HA: Depuis longtemps, un d�bat existe au sein de l'Eglise orthodoxe russe, d�bat qui s'est intensifi� apr�s l'effondrement de l'Union sovi�tique, sur la participation orthodoxe � diverses activit�s inter-chr�tiennes. Au sein de l'Eglise, de nombreuses personnes mettaient en question la n�cessit� d'activit�s telles que les dialogues bilat�raux, la pr�sence des orthodoxes au sein du Conseil oecum�nique des Eglises et d'autres organisations oecum�niques. Ces critiques se font encore entendre � divers niveaux. A l'�vidence, certaines personnes - influenc�es par diff�rents groupes schismatiques - utilisent cette question � des fins de propagande. Mais d'autres sont r�ellement pr�occup�es par l'�tat actuel du mouvement oecum�nique. Nous constatons que la mesure dans laquelle l'Eglise orthodoxe participe � l'�laboration de l'ordre du jour du mouvement oecum�nique et peut l'influencer est tout � fait insuffisante. C'est pourquoi on assiste � de nombreux d�bats et discussions � ce sujet. L� aussi, les gens expriment des opinions personnelles, et certains sont r�ellement perplexes, ne sachant pas que penser et que croire. Il importait que l'Eglise adopte une position officielle �quilibr�e sur les raisons pour lesquelles la poursuite du dialogue inter-chr�tien est n�cessaire.   

KA: Comme vous l'avez dit, ce Concile a �t� l'un des plus importants de l'Eglise orthodoxe russe. Quelle est, selon vous, la signification du document � Les principes fondamentaux de l'attitude de l'Eglise orthodoxe russe envers les autres confessions chr�tiennes � pour la vie de votre Eglise ?  

HA: Premi�rement, ce document proclame tr�s clairement la position officielle de l'Eglise orthodoxe russe : cette Eglise s'identifie � la v�ritable Eglise du Christ, �tablie par le Christ lui-m�me. Le fait que nous participons � des discussions et des dialogues avec d'autres Eglises et communaut�s chr�tiennes ne diminue en rien l'importance de cette conviction intrins�que des chr�tiens orthodoxes. Deuxi�mement, le document d�clare que la recherche de l'unit� est un �l�ment essentiel de notre existence chr�tienne et que l'on commettrait un p�ch� en sous-estimant la n�cessit� d'oeuvrer en faveur de l'unit� des chr�tiens.  

KA: Ces d�clarations n'ont-elles jamais �t� faites auparavant?  

HA: Elles l'ont �t�, sous une forme ou sous une autre. Cependant, il est tr�s utile de poser ces questions dans ce cadre th�ologique. Le document sp�cifie que l'Eglise orthodoxe russe dialogue avec des chr�tiens d'autres confessions depuis plus de 200 ans. Il pr�cise aussi que cette Eglise diff�rencie entre les diverses confessions. Cela signifie que nous reconnaissons le bapt�me de certaines confessions, que nous reconnaissons le bapt�me et la chrismation de certaines d'entre elles, que nous acceptons les repr�sentants de certaines confessions, s'ils sont, par exemple, pr�tres ou �v�ques, avec le rang qui est le leur.  

KA: Quel est le statut de ce document au sein de l'Eglise orthodoxe russe ?

HA: C'est un document officiel auquel tous les membres de l'Eglise orthodoxe russe doivent se conformer.  

KA: Jusqu'� la parution d'un nouveau document ?  

HA: Aucun nouveau document n'est actuellement pr�vu. Bien s�r, dans le long terme, l'Eglise est libre d'apporter des amendements et des ajustements � ses propres documents. Mais celui-ci n'a pas seulement �t� r�dig� pour l'usage imm�diat. Il s'agissait d'�crire un document qui puisse demeurer valable durant des ann�es, des d�cennies m�me. C'est pourquoi ses auteurs se sont efforc�s autant que possible de prendre de la distance par rapport � la situation actuelle qui pr�vaut dans le monde chr�tien.  

KA: Le document mentionne � de nombreuses reprises l'� Eglise orthodoxe �. Ce terme signifie-t-il que l'Eglise orthodoxe russe parle au nom de toute la famille orthodoxe orientale ?  

HA: C'est un document interne de l'Eglise orthodoxe russe, et toutes les fois qu'il mentionne le r�le particulier de cette Eglise ou certains aspects historiques de sa participation � des activit�s inter-chr�tiennes, on trouve le terme � Eglise orthodoxe �. Cela ne signifie pas qu'une autre Eglise orthodoxe ne puisse pas mettre ces positions en question, mais je doute qu'une Eglise orthodoxe veuille critiquer une position dogmatique de l'Eglise orthodoxe russe. Les �v�ques de cette Eglise pensent que lorsqu'ils parlent de divers aspects th�ologiques et doctrinaux de notre participation � des activit�s inter-chr�tiennes, ils repr�sentent le point de vue orthodoxe, que partagent certainement les autres Eglises orthodoxes.  

KA: Selon ce document, l'Eglise orthodoxe ne saurait admettre l'�galit� des d�nominations. Cela ne va-t-il pas causer une certaine irritation au sein de certaines traditions chr�tiennes non orthodoxes, qui sont actuellement en dialogue avec l'Eglise orthodoxe russe ?  

HA: Nous ne sommes pas oppos�s � la coexistence de diverses d�nominations en tant qu'entit�s juridiques. Cependant, nous ne saurions ignorer le fait que certaines confessions chr�tiennes sont � nos yeux plus proches de la v�rit� que d'autres. Lorsque le document mentionne l'�galit� des d�nominations, il s'agit de leur �galit� face � ce que nous consid�rons comme la tradition authentique de l'Eglise une, catholique et apostolique. Nous consid�rons que l'Eglise orthodoxe est fid�le � cette tradition, alors que nous dirions que certaines autres confessions chr�tiennes s'en sont �loign�es, d'une mani�re ou d'une autre. C'est pourquoi, il n'y a pas � cet �gard d'�galit� entre elles.  

KA:  Cette position permet-elle de mener un dialogue avec d'autres d�nominations sur un pied d'�galit� ?  

HA: Il y a toujours pied d'�galit� dans tout dialogue, ce qui n'enl�ve rien au fait que les deux partenaires se consid�rent comme porteurs de la v�rit�. Cela vaut du moins pour l'Eglise orthodoxe. Le document contient un chapitre particulier qui d�clare tr�s nettement que le dialogue n'est pas un monologue. C'est pourquoi nous n'y participons pas seulement pour nous exprimer et pour voir si ce que nous disons est acceptable pour nos partenaires, mais aussi pour �couter. Mais cela ne signifie pas que nous allons r�viser nos positions dogmatiques. Cela signifie que nous sommes pr�ts � �couter ou, comme le dit la fin du document : � Nous nous sommes librement adress�s � vous, ... notre coeur s'est grand ouvert �. C'est une citation de la Deuxi�me �p�tre aux Corinthiens.  

KA: Le document d�clare que l'Eglise orthodoxe russe - ou s'agit-il de toute Eglise orthodoxe ? - ne saurait �tre membre d'une organisation dont les statuts, le r�glement ou la proc�dure exigerait la nst�gation de la foi et des traditions de l'Eglise orthodoxe, dans laquelle cette Eglise ne pourrait pas s'exprimer en tant qu'Eglise une, catholique et apostolique, une organisation dont les d�cisions ne prendraient pas en compte la conception eccl�siologique que cette Eglise a d'elle-m�me et dans laquelle le r�glement et la proc�dure impliqueraient la nature obligatoire de l'opinion majoritaire. Que signifie cela concr�tement par rapport au Conseil oecum�nique des Eglises ?  

HA: Le document d�clare que l'Eglise orthodoxe russe ne peut pas participer � des organisations internationales ou inter-chr�tiennes qui observent ces crit�res. Je pense que cette d�claration a �t� d�lib�r�ment �nonc�e au mode hypoth�tique plut�t qu'en termes concrets. Il ne d�finit pas les crit�res d'une organisation dont l'Eglise orthodoxe russe peut �tre membre, mais une organisation inter-chr�tienne th�orique dont les crit�res ne correspondent pas � la vision eccl�siologique de cette Eglise. Cela signifie que les �v�ques n'ont pas voulu montrer du doigt une organisation inter-chr�tienne particuli�re. C'est une description qui avait pour but de faciliter le choix que les �v�ques, les pr�tres et les autres membres de l'Eglise orthodoxe russe sont parfois amen�s � faire lorsqu'ils doivent d�cider de leur adh�sion ou non � une organisation donn�e.  

KA: Selon vous, dans quelle mesure cela s'applique-t-il au Conseil oecum�nique des Eglises ?  

HA: Je pense que la r�ponse est tr�s simple. Si nous d�couvrons que la Constitution et le R�glement du Conseil oecum�nique des Eglises exige que nous renoncions � la doctrine orthodoxe, que l'Eglise orthodoxe n'a aucune possibilit� de t�moigner de sa nature d'Eglise une, catholique et apostolique, que les d�cisions ne tiennent pas compte de notre conscience eccl�siologique, et si nous d�couvrons que l'opinion de la majorit� est de nature obligatoire dans le cadre du Conseil oecum�nique, alors, il est tr�s probable que nous nous en retirerons.  

KA: L'Eglise orthodoxe russe est membre du Conseil oecum�nique depuis fort longtemps. Avez-vous maintenant des doutes quant � votre qualit� de membre ?  

HA: Les discussions qui se sont d�roul�es au sein de  la Commission sp�ciale visent � clarifier diverses pr�occupations propres aux orthodoxes. Certains d'entre eux pensent que le Conseil oecum�nique des Eglises ne repr�sente plus, comme par le pass�, les positions orthodoxes. Certains orthodoxes disent qu'en r�alit�, il ne les a jamais repr�sent�es de mani�re ad�quate. Certaines voix se font entendre avec force, au sein de l'Eglise orthodoxe russe par exemple, pour exiger qu'elle se retire. Tous les orthodoxes sentent qu'il est tr�s n�cessaire non seulement d'apporter des ajustements et des am�liorations aux structures existantes, mais qu'il faut introduire une structure et une mani�re d'�tre nouvelles. Il faut reprendre de nombreuses questions et cr�er un vaste espace pour les orthodoxes au sein du Conseil. Nous avons pris des engagements � l'�gard du Conseil, jusqu'� l'ach�vement des travaux de la Commission sp�ciale. Je pense que la d�cision de notre Eglise, soit de rester membre, soit de se retirer enti�rement du Conseil, soit de trouver un statut d'observateur ou tout autre statut d�pendra des conclusions d�finitives des travaux de la Commission sp�ciale.  

L'interview du Secr�taire pour les questions inter-chr�tiennes de l'Eglise orthodoxe russe, le R.P. Hilarion Alfeyev, figure parmi la s�rie d'interviews, d'articles et d'informations g�n�rales r�alis�e sur des questions li�es aux relations entre les Eglises orthodoxes et les autres Eglises membres du COE.

Pour obtenir un compl�ment d'information sur le Concile des l'Eglise orthodoxe russe, on consultera le site http://www.russian-orthodox-church.org.ru/news_en.htm 

Une photo du R.P. Hilarion Alfeyev est disponible � l'adresse suivante :
http://wcc-coe.org/photo/bio/misc/alfeyevhilarion.html 
ou par t�l�phone : (+41.22) 791.62.95

La Commission sp�ciale sur la participation des orthodoxes au Conseil oecum�nique des Eglises (COE)

La Commission sp�ciale a �t� institu�e par la Huiti�me Assembl�e du COE � Harare, Zimbabwe, en 1998. Elle a �t� cr��e alors que les inqui�tudes au sujet du COE s'exprimaient de plus en plus fort au sein des Eglises orthodoxes, atteignant leur point culminant lors d'une r�union d'Eglises orthodoxes � Thessalonique, Gr�ce, en mai 1998. Les principales pr�occupations des orthodoxes, telles qu'elles ont �t� r�sum�es lors de cette r�union, concernent notamment certaines activit�s du COE, � certains d�veloppements qui ont lieu au sein de quelques Eglises membres protestantes qui se refl�tent dans les d�bats du Conseil �, une absence de progr�s dans les discussions th�ologiques oecum�niques, et l'impression que la structure actuelle du COE rend la participation des orthodoxes de plus en plus difficile, et m�me impossible, � certains d'entre eux. En prenant la d�cision de cr�er la Commission sp�ciale, l'Assembl�e de Harare notait que �certaines autres Eglises et familles d'Eglises� �prouvaient des difficult�s semblables � celles des orthodoxes.   

Lors de sa seconde r�union qui se tenait au Caire, Egypte, du 23 au 25 octobre, la Commission sp�ciale a r�dig� un rapport int�rimaire qui sera soumis au Comit� central du COE, dont la prochaine session aura lieu � Potsdam pr�s de Berlin, Allemagne, du 29 janvier au 6 f�vrier 2001. La Commission a �galement adopt� un plan d'action qui pr�voit des travaux intensifs avant la session pl�ni�re qui aura lieu en septembre 2002.  

Pour toute information compl�mentaire, s'adresser �:
Karin Achtelstetter, Responsable des relations avec les m�dias 
T�l.:  (+41 22) 791 61 53    Portable: (+41) 79 284 52 12

**********
Le Conseil oecum�nique des Eglises (COE) est une communaut� de 337 Eglises. Elles sont r�parties dans plus de 100 pays sur tous les continents et repr�sentent pratiquement toutes les traditions chr�tiennes. L'Eglise catholique romaine n'est pas membre mais elle collabore activement avec le COE. La plus haute instance dirigeante du COE est l'Assembl�e, qui se r�unit environ tous les 7 ans. Le COE a �t� form� officiellement en 1948 � Amsterdam, aux Pays-Bas. Le secr�taire g�n�ral Konrad Raiser, de l'Eglise �vang�lique d'Allemagne, est � la t�te du personnel de l'organisation.

Conseil oecum�nique des Eglises
Bureau des relations avec les m�dias

T�l: (41 22) 791 6153 / 791 6421
Fax: (41 22) 798 1346
Courrier �lectronique: [email protected] 
Web: www.wcc-coe.org 

Case postale 2100
1211 Gen�ve 2, Suisse


Browse month . . . Browse month (sort by Source) . . . Advanced Search & Browse . . . WFN Home