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COE - R�vision fondamentale de l'approche du VIH/SIDA


From [email protected]
Date 06 Mar 2001 06:43:14

Conseil oecum�nique des Eglises
Communiqu� de presse, 01-06
Pour publication imm�diate
Le 6 mars 2001

Une �quipe oecum�nique appelle � � reconsid�rer fondamentalement � la mani�re dont les Eglises et les communaut�s de foi font face au VIH/SIDA

Les gouvernements doivent travailler en �troite collaboration avec les communaut�s religieuses s'ils veulent mener � bien des programmes efficaces de lutte contre le VIH/SIDA, a d�clar� une �quipe du Conseil oecum�nique des Eglises (COE) aux participants � une r�union organis�e sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies.  

Les Eglises et autres communaut�s religieuses occupent une place centrale tant dans les soins aux personnes touch�es par le virus que dans les efforts visant � pr�venir la propagation de l'infection, a-t-elle fait remarquer aux repr�sentants des gouvernements.  

L'�quipe du COE a pass� une semaine � New York (du 26 f�vrier au 2 mars) pour participer � une s�rie de discussions informelles organis�es en pr�paration � la session extraordinaire de l'Assembl�e g�n�rale des Nations Unies qui se d�roulera au si�ge de l'ONU du 25 au 27 juin.  

Le docteur Christoph Benn, m�decin � l'Institut allemand des missions m�dicales (DIFAM) et coordinateur du Groupe de travail du COE sur le VIH/SIDA, conduisait l'�quipe.  

Les autres membres �taient Dorothy Brewster-Lee, coordinatrice du D�partement des minist�res internationaux de la sant� de l'Eglise presbyt�rienne (Etats-Unis) ; Marian C.L. Grandia-Feddema, secr�taire g�n�rale du R�seau chr�tien international de lutte contre le SIDA, et Gideon Byamugisha, pr�tre anglican, responsable d'un programme de sant� du Dioc�se de Namirembe, Ouganda.  

Une d�claration pr�par�e et publi�e � New York par l'�quipe a �t� approuv�e par la Conf�rence mondiale sur la religion et la paix et l'agence �vang�lique protestante World Vision.  

� Apr�s avoir observ� pendant vingt ans l'�volution de la pand�mie du SIDA partout dans le monde, nous devons reconsid�rer fondamentalement les moyens dont nous nous servons pour y faire face �, lit-on dans la d�claration.  

Celle-ci met en �vidence le fait que plus de 80 pour cent des membres de la population mondiale ont des liens avec une communaut� religieuse, et que tout programme efficace de lutte contre le VIH/SIDA doit s'appuyer sur la pr�sence de ces communaut�s dans toutes les zones habit�es.  

� Les organisations � base religieuse ont des dirigeants cr�dibles, des structures solides et des canaux de communication efficaces � tous les niveaux de la soci�t� �, souligne le document, qui signale que ces groupes fournissent d�j� une bonne partie des soins prodigu�s aux personnes qui souffrent du SIDA et � leurs proches, par exemple aux enfants devenus orphelins � la suite de d�c�s de victimes du SIDA.  

L'�quipe a reconnu que, � trop souvent �, les communaut�s religieuses gardent un � malencontreux silence � sur le mode de transmission du SIDA, mais soulign� que ces communaut�s sont aussi capables de susciter des changements de comportement, car � le comportement sexuel est profond�ment influenc� par les convictions morales et religieuses �.  

Elle a �galement rappel� aux repr�sentants des gouvernements que le SIDA et ses effets d�vastateurs sur les personnes et les communaut�s cr�ent des � besoins spirituels � auxquels les organisations � base religieuse sont particuli�rement qualifi�es pour r�pondre.  

Christoph Benn constate que beaucoup de gens qui s'occupent du SIDA consid�rent les organisations � base religieuse � comme un probl�me plut�t qu'un atout �, et cela � principalement � cause de la question des pr�servatifs �.  

Selon lui, r�duire la discussion sur la pr�vention du SIDA � un probl�me de pr�servatifs n'est pas productif, et la d�claration de l'�quipe constitue une tentative en vue de sortir le d�bat de cette impasse.  

La d�claration demande une approche globale de la pr�vention insistant sur la fid�lit� r�ciproque des partenaires mari�s, et sur l'abstinence en dehors du mariage. Mais elle encourage �galement l'usage des pr�servatifs pour les personnes qui s'estiment incapables de suivre ces principes ou qui ne sont pas pr�tes � le faire. Enfin, elle insiste sur l'importance des tests volontaires et des conseils, qu'elle voit comme des moyens de conduire � un comportement plus responsable.  

L'�quipe du COE a cit� l'Ouganda comme un exemple de collaboration d'un gouvernement avec la communaut� religieuse dans le cadre d'une approche globale, favorisant une diminution spectaculaire des taux d'infection.  

Gideon Byamugisha, dont la femme est morte d'une maladie en rapport avec le SIDA en 1991 et qui a appris qu'il �tait s�ropositif par un test subi l'ann�e suivante, a pr�sent� oralement le point de vue de l'�quipe du COE lors d'une des discussions pr�paratoires des Nations Unies. En Ouganda, l'approche dite de pr�vention combin�e a conduit � � une hausse du taux d'abstinence, une diminution des rapports sexuels occasionnels et une augmentation de l'usage des pr�servatifs �, a-t-il fait savoir aux participants aux colloques.  

Les discussions ont principalement port� sur un rapport du secr�taire g�n�ral de l'ONU ; lors d'une seconde semaine de discussions en mai, il est pr�vu de pr�parer un document qui sera pr�sent� pour d�cision � la session extraordinaire de juin.  

Tout en faisant l'�loge du rapport, l'�quipe du COE a n�anmoins affirm� qu'il n'accorde pas suffisamment d'attention aux organisations � base religieuse et tend � les ranger dans la m�me cat�gorie que les autres organisations non gouvernementales, sans reconna�tre leur caract�re distinctif. En outre, le chapitre sur la pr�vention se borne � demander une plus large diffusion des pr�servatifs, sans insister sur l'approche globale incluant la fid�lit� et l'abstinence.  

La contribution de l'�quipe du COE s'est r�f�r�e aux efforts oecum�niques d�ploy�s depuis les ann�es 80 pour lutter contre le VIH/SIDA. Une brochure �ducative publi�e en 1987 � l'intention des agents sanitaires a �t� traduite en 55 langues et largement diffus�e. En 1996, le Comit� central du COE a publi� une d�claration mettant les Eglises au d�fi de s'attaquer franchement au probl�me et de prendre des mesures � ce sujet. Divers programmes �ducatifs ont �t� mis en place et, en juillet dernier, une �quipe du COE forte de huit membres a particip� � la Conf�rence internationale sur le SIDA tenue � Durban, Afrique du Sud.  

Une �quipe du COE participera � la s�rie de discussions pr�vue en mai et assistera � la session de l'Assembl�e g�n�rale en juin.  

Pour toute information compl�mentaire, s'adresser �:
Karin Achtelstetter, Responsable des relations avec les m�dias 
T�l.:  (+41 22) 791 61 53  Portable: (+41) 79 284 52 12

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Le Conseil oecum�nique des Eglises (COE) est une communaut� de 342 Eglises. Elles sont r�parties dans plus de 100 pays sur tous les continents et repr�sentent pratiquement toutes les traditions chr�tiennes. L'Eglise catholique romaine n'est pas membre mais elle collabore activement avec le COE. La plus haute instance dirigeante du COE est l'Assembl�e, qui se r�unit environ tous les 7 ans. Le COE a �t� form� officiellement en 1948 � Amsterdam, aux Pays-Bas. Le secr�taire g�n�ral Konrad Raiser, de l'Eglise �vang�lique d'Allemagne, est � la t�te du personnel de l'organisation.

Conseil oecum�nique des Eglises
Bureau des relations avec les m�dias

T�l: (41 22) 791 6153 / 791 6421
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Web: www.wcc-coe.org 

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